dimanche 3 avril 2016

Aujourd’hui, les fermes d’Anoux la Grange et de Fleury sont des annexes de Jouaville. Elles ont été rattachées au village en 1790. Auparavant, elles étaient indépendantes.
 Anoux était le siège d’un fief et d’une justice haute, moyenne et basse mouvant de la châtellerie et baronnie d’Aspremont. En 1314, ce fief était la propriété de Gilles d’Anou, écuyer. En 1456, le seigneur se dénommait Didier des Armoises.

Une donation faite à l’abbaye de Saint-Arnould de Metz, en 706, mentionne Floriacum qui pour des historiens serait Florey prope Houvaville en Gernexei, c’est-à-dire Fleury près de Jouaville en Jarnisy (Tiré du Grand-Cartulaire de St Arnould). Fleury a été le siège d’une seigneurie, haute, moyenne et basse justice appartenant à l’abbaye de Pierrepont par donation vers la fin du XIIIème siècle. 

dimanche 13 mars 2016

En 52 avant J.C., César s'empare d'un territoire aux trois quarts boisé, composé de grandes forêts primaires qui seront petit à petit morcelées par les longues voies romaines.En 800, la forêt ne couvre plus que les 3/5 ème du pays environ. Au moyen-âge commence les grands défrichements liés à la croissance démographique et à l'essor économique. On défriche pour créer des terres agricoles. Cette carte de 1708 montre le massif forestier autour de Jouaville(Houaville). Il était très important et s'étendait de Bagneux à Tichemont. La forêt s’appelait " Forêt de Dosseillon"


Aujourd'hui, il ne reste qu'une partie morcelée de cette forêt entre Bagneux et Jouaville. Ces bois se nomment : le bois de Mézières, bois des des Oeuillons, bois de la croix des soldats, bois le Prince et bois de Bagneux.

lundi 7 mars 2016

Les inscriptions sur les linteaux de porte des maisons de Jouaville.

L’inscription, gravée communément sur un linteau de porte ou de fenêtre, représente souvent la date de construction. On y appose aussi les initiales ou le nom du propriétaire et  par la richesse du décor, son rang social. 
Parfois, un court texte, latin ou français, figure sur la façade. En l’absence de date, la présence d’un décor permet d’estimer la date de la construction de la maison.
Une des maisons les plus anciennes du village, est située aux 2 rue de l’église.
Le linteau porte l’inscription :

MAL.REPOSE    (dessin floral)    QUI.DESIRE


Cette inscription pourrait faire penser à une idée de tourments causé par une trop  grande ambition.

Au-dessus, un cartouche avec ANNO/DOMINI 1755 qui est certainement la date de la construction de la maison.




Bonjour à tous,

Après quelques semaines sans article, je reprends le blog avec plus de temps.
Je commence à préparer la prochaine expo sur Jouaville de 1918 à 1945 et je suis à la recherche de documents, photos, infos de cette époque. Si vous avez des documents, contactez-moi. Merci d'avance.

mercredi 27 janvier 2016

Un peu d'histoire

Trois peuples belges, au IIIème siècle avant J-C, les Trévires, les médiomatriques et les leuques occupèrent les vallées de la Moselle et de ses affluents, ainsi que les terres s’étendant du Rhin à la Meuse. Les médiomatriques occupèrent la région allant de la vallée du Rhin jusqu’en Argonne. Ils créèrent des Oppida (villes ou agglomérations fortifiés) dont Divodurum (Metz) ou de moindre importance Pierrevillers, Vitry sur orne.




On a aucune trace de l’occupation de ce peuple aux alentours, et à cette époque, la région n’était  pas sûr, parcourue par différentes tribus hostiles.

En 58-57  avant J-C, les légions romaines, commandées par César, battent les peuples belges et occupent toute la Gaule jusqu’à la Forêt Noire. Pendant près de deux siècles, de 70 à 257, la région va jouir d’une tranquillité profonde. Les territoires des Trévires, Leuques et Médiomatriques continuèrent sous domination romaine qui les divisa en pagi (sortes de canton), en vici ruraux (bourgs). Ces pagi, vici étaient situés sur les grandes voies romaines. Des métairies, villas étaient établies à proximité de ces voies.
Les voies romaines en Lorraine
On remarque sur cette carte qu'une voie romaine secondaire, allant de Metz à Senone, passait à proximité de Jouaville.

La suite au prochain article 

dimanche 17 janvier 2016

L’hiver est arrivé avec la neige, le froid et ses inconvénients. Il a suffi de mettre le nez dehors, ce dimanche matin, pour réaliser que l’hiver est finalement arrivé dans la région. Si l’hiver est bon pour la nature, les piétons ou les automobilistes ne sont pas trop enchantés du verglas sur la chaussée. A Jouaville, nous avons la chance d’avoir un service de déneigement qui est rapide et efficace. Merci à Denis pour sa disponibilité.

dimanche 10 janvier 2016

La guerre de Trente Ans ou la guerre des Suédois a opposé principalement le camp des Habsbourg d’Espagne et du Saint-Empire Germanique , soutenus par l’Église catholique, aux États allemands protestants du Saint-Empire, appuyés par plusieurs pays européens et scandinaves, ainsi que la France dirigée par Louis XIII et son ministre le cardinal de Richelieu . Elle a duré de 1618 à 1648.
Le duché de Lorraine, qui connaît une période de paix et de prospérité en ce début de XVIIème siècle, est neutre. Le Duc de Lorraine Charles IV refuse l’alliance proposée par le cardinal de Richelieu et se range du côté des catholiques : Habsbourg et de l’Empire. La guerre est donc déclarée contre le duché de Lorraine par la France.
À partir de 1631, les armées protestantes Suédois, Tchèques, Croates et autres déferlent sur les terres de Lorraine, pillant, tuant, brûlant des villages entiers. Les villages sont abandonnés, les populations partent se cacher dans les forêts. La famine sévit et les épidémies de peste, typhus, etc. font rage. On estime que cette guerre a décimé plus de la moitié de la population du duché de Lorraine. Ce n'est qu'en 1661 que cette guerre se termine pour la Lorraine. Par le traité de Vincennes, le duc Charles IV doit céder à la France de Louis XIV, la Route d'Alsace allant de Metz à Strasbourg). Le duc de Lorraine, après cette guerre, entreprit le repeuplement de ses territoires. Il fit appel à une immigration de masse principalement venant du Tyrol, Suisse, Ardennes et Picardie.
J’ai retrouvé un article provenant du journal la Gazette de 1640 qui raconte un combat dans notre région.

Voici l’article

Dans cet article, le village se nomme Ouaville. A cette époque Jouaville se nommait Houaville et différents écrits font des erreurs  grammaticales,  Howaville, Novaville, Ouaville. Le ruisseau Mas traverse le village. Vers 1800, une carte montre un ruisseau venant de Batilly traversant le village au niveau du lavoir. Le village se situe à plus de trois lieues de Metz qui correspond à environ 12 km (par les chemins). L’église était forte, la nôtre était entouré de murs et est toujours sur point haut. On peut penser que ce village est le nôtre car dans mes recherches aucun village ne correspond à Ouaville. Mais aucune certitude